Guides · Performance · 9 min
Éclairage public : piloter les consommations armoire par armoire
Éclairage : piloter par armoire et par horaire.
Un parc d’éclairage se juge à l’armoire et à l’horaire, pas à la brochure LED. Et depuis 2018, les horaires ne sont plus seulement une question d’économies : ce sont des obligations, pour les communes comme pour les enseignes.
Vérifié le 20/08/2026 — sources réglementaires en bas de page.
1. Ce que l’arrêté du 27 décembre 2018 impose
Le texte s’applique à l’éclairage extérieur public et privé, ainsi qu’aux éclairages intérieurs émis vers l’extérieur. Il fixe des règles de deux natures.
Temporelles — les horaires
- Éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel : éteints au plus tard une heure après la fin de l’occupation, rallumés à 7 h au plus tôt, ou une heure avant le début de l’activité.
- Vitrines de commerce ou d’exposition : éteintes à 1 h du matin au plus tard, ou une heure après la fin de l’activité si celle-ci est plus tardive.
- Façades de bâtiments non résidentiels : allumage au plus tôt au coucher du soleil, extinction à 1 h du matin au plus tard.
- Parcs de stationnement annexés à un lieu d’activité : extinction au plus tard une heure après la fin de l’occupation.
- Éclairage de voirie : le choix des horaires, y compris l’extinction en cœur de nuit, reste à la main du gestionnaire.
Techniques — le matériel
- Proportion de lumière émise au-dessus de l’horizontale strictement inférieure à 1 % pour l’éclairage extérieur fonctionnel et les parcs de stationnement.
- Code flux CIE n° 3 supérieur à 95 %.
- Température de couleur plafonnée à 3 000 K, avec des seuils abaissés dans les espaces protégés.
Le contrôle relève du maire, sauf pour les bâtiments communaux, où il revient au préfet. Des dérogations existent : veilles de jours fériés, illuminations de fin d’année, événements locaux définis par arrêté préfectoral, zones touristiques.
2. L’objectif contractuel, quand il y en a un
3. Voir chaque armoire, chaque semaine
Un tableau unique : situation du lot, écart par rapport à l’objectif, dernière alerte, dernière intervention. Le rapport annuel devient une sortie du système, pas le premier moment de vérité.
4. Simuler avant de décider
Abaissement de puissance, décalage des plages, extinction par secteur, détection de présence. Point lumineux par point lumineux si le réseau le permet, sinon par départ d’armoire. Le prix réel de l’énergie entre dans le calcul, pas seulement le kWh théorique : c’est ce qui sépare une économie annoncée d’une économie constatée.
5. Pièges fréquents
- Un seul total pour tout le périmètre éclairé, sans découpage par armoire.
- Une armoire restée allumée, découverte au décompte annuel.
- Croire que les obligations d’extinction ne concernent que les communes : vitrines, façades et parcs de stationnement d’entreprise sont visés en propre.
- Une horloge astronomique installée mais jamais reparamétrée après un changement de plage.
- Simuler une extinction sans regarder le prix de marché, ni l’effet sur le contrat d’intéressement.
- Confondre conformité du luminaire à l’achat et conformité de l’installation en place.
6. Ce que Kursor fait
Tableau de bord par armoire et par lot, détection des allumages hors créneau, alerte de dérive, simulation d’abaissement chiffrée au prix réel, exports de contrôle, et lien direct vers l’intervention terrain. La décision d’extinction reste la vôtre ; son chiffrage, non.
Textes de référence — articles L. 583-1 et suivants et R. 583-1 et suivants du code de l’environnement ; arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses, modifié en 2019.
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